Les chiens de neige pour la randonnée en montagne

06 août, 2016

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Les chiens de neige, qui sont des chiens de Sibérie, du Nord canadien et du Groenland, ne sont pas tous chiens de traîneau. Certains sont chiens de garde ou chiens de chasse, mais tous les chiens de traîneau sont chiens de neige.

La traîne, mot qui évoque des impressions de force, de fatigue, d'endurance, de privation, de courage, d'héroïsme et de mort, ce n'est pas seulement l'ensemble du traîneau chargé en matériel et provisions et traîné par les chiens, c'est aussi l'effort commun fait par les hommes et les chiens.

Tout autour du cercle polaire, durant la plus grande partie de l'année, le sol est recouvert de glace et de neige; aucun transport sur roues ne peut être envisagé, seul le traîneau est à même de véhiculer des chargements que le chien, mieux que tout autre animal, peut traîner.

Le Lapon, dans le nord de la Scandinavie, attelle des rennes, mais le renne ne peut s'éloigner des terrains où pousse son lichen. En revanche, le chien est remarquablement adapté à l'utilisation du traîneau dans des régions où, en dehors des provisions que l'on emporte, on ne peut espérer trouver comme nourriture que les produits de la chasse ou de la pêche. Avec lui, le problème de la nourriture est simplifié.

Comme animal de trait sur des sols aussi variés, il possède une grande supériorité; très souple de corps, ayant des pieds garnis de poils et les doigts bien charnus, armés d'ongles solides, aucun accident de terrain ne le rebute. Pour travailler et peiner par des températures rigoureuses, il possède un avantage particulier : il ne transpire pas et ne risque pas, comme le cheval, que la sueur se glace sur lui, entraînant de graves conséquences. Quels que soient ses efforts, le chien maintient son équilibre intérieur par une respiration accélérée; sa peau n'est jamais humide et son sous-poil, toujours sec, l'isole de la température extérieure; il est donc bien protégé contre le froid, non seulement par son sous-poil laineux et serré réparti sur tout son corps, mais aussi par une fourrure de poils rudes, longs ou demi-longs, qui assure une certaine imperméabilité.

La rigueur du climat est à la base de la sélection de cette race; les sujets qui ne peuvent résister meurent avant d'être en âge de reproduire; mais bien d'autres causes de sélection sont intervenues pour fixer ce type très particulier, du point de vue tant physique que du point de vue psychique.

De l'avis à peu près unanime, on considère que le chien de neige est proche du loup; certains prétendent que c'est un loup, peu à peu domestiqué; d'autres estiment que cette ressemblance n'est due qu'à des apports de sang fortuits de loup polaire, dont le type s'est progressivement fixé. Cette opinion paraît la plus conforme à la biologie, car l'accouplement du loup et du chien, on le sait, est fécond, et donne des produits qui ne sont pas des hybrides stériles.

Le chien de neige aurait hérité du loup son endurance à la fatigue et sa résistance aux privations, tout en conservant le caractère affectueux qui l'attache à l'homme.

Dans ces paysages ingrats, le principal souci de l'homme est, rappelons-le, d'assurer sa nourriture. Cela l'oblige, suivant les saisons, à de longs déplacements, allant des terrains de chasse aux lieux de pêche, ce qu'il ne peut faire qu'avec ses chiens. Il ne conservera que des chiens travailleurs et résistants, la nourriture étant trop précieuse pour qu'on la donne aux paresseux ou aux débiles; toute bouche inutile sera sacrifiée, ce qui complète la sélection opérée par la nature. Ces sélections successives, éliminant les tares pour ne conserver que les valeurs, ont fait des chiens nordiques une race empreinte des plus grandes qualités.

Il est intéressant de noter le comportement spécial des chiens de traîne et leur entente par clan et par attelage. Cette entente ne va pas sans batailles sévères. Ces animaux possédant un influx nerveux qui les incite à imposer leur supériorité, ils le mettent à l'épreuve dans des batailles où s'affirme le plus fort. Après quelques luttes semblables, le plus fort prend conscience de sa valeur, les autres de leur infériorité; le souvenir des blessures aidant, le respect de l'autorité s'établit, le chef s'est affirmé.

Un seul grognement de sa part rétablira l'ordre et peu à peu une certaine tranquillité existera dans le clan. Il en est de même pour les attelages, qui possèdent tous leur chef; lorsque celui-ci joint à sa force une intelligence supérieure à celle des autres, rien n'est plus précieux, car c'est lui qui, en liaison avec le conducteur, fera marcher l'attelage. Il ne faut pas confondre le chef ou leader avec le chien de tête, auquel on demande d'être rapide et intelligent; on met souvent une ou deux chiennes en tête, tandis que le chef est toujours dans le corps de l'attelage.

La conduite se fait à la voix. Il faut donc des chiens bien dressés, ayant de l'attachement à leur maître, ou tout au moins pliés à son obéissance, ce qui est en général le cas avec les Esquimaux et surtout avec les Indiens, qui sont beaucoup plus durs.

Savoir conduire des chiens est difficile et pénible, car même avec un attelage bien en main, les traits se mêlent, s'entrecroisent, se soudent avec le froid; un moment arrive où il faut remettre tout en ordre. Les incidents de route sont nombreux et variés. A l'appui des commandements, les conducteurs ont un fouet à manche court dont la lanière atteint facilement 8 m de long. Ce fouet, que les Esquimaux manient avec une très grande habileté, sert à exciter les chiens par son seul claquement, et à préciser aux chiens de tête la direction que l'on veut leur faire prendre; — pères et frères oblats, il met aussi un terme aux batailles. Les Européens —, qui aiment les chiens, arrivent à obtenir par missionnaires du Grand Nord leur compréhension de l'âme animale un rendement bien supérieur à celui qu'obtiennent les Esquimaux.

Le chien Samoyède

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En Sibérie occidentale d'Asie, le long des bords de la mer de Kara, la contrée située au-dessus du cercle polaire, s'étendant de la Petchora et traversant l'Obi, l' Iénisséi jusqu'à la presqu'île de Taymir, a vu s'établir la tribu des Samoyèdes. Sur cette vaste étendue de toundras désolées, qui durant la plus grande partie de l'année est recouverte de neige et de glace, où les températures atteignent les limites les plus basses, les Samoyèdes vont, suivant les saisons, des terrains de chasse aux lieux de pêche, se déplaçant au moyen de traîneaux tirés par leurs chiens.

Ces chiens font tellement partie de leur existence que le même nom de Samoyède désigne et la tribu et ses chiens. Ceux-ci possèdent effectivement des qualités surprenantes, réunissant en un même tempérament des qualités affectives et de douceur que l'on trouve rarement, même dans les races les plus adaptées à la civilisation.

Très calme au repos, le Samoyède fait preuve au travail d'un influx nerveux très puissant; attelé au traîneau ou utilisé à toutes sortes de chasses, il répond à tout ce qui lui est demandé. A ses belles qualités de caractère il joint la beauté physique.

C'est le compagnon idéal.

Le chien Samoyède est d'une bonne taille (0,52 et 0,60 m), avec la tête classique du type Spitz. Il est pourvu d'une magnifique fourrure composée d'un poil long, droit, un peu rude, et d'un sous-poil extrêmement dense, doux et laineux, qui le recouvre entièrement et l'isole du froid comme de la chaleur — ce qui explique qu'il puisse s'acclimater en tous lieux, même les plus chauds. Sa peau n'a pas l'odeur de fauve qu'ont certaines races ; mouillé, il ne dégage aucune odeur, ce qui est appréciable dans un appartement. Il est tout particulièrement heureux de vivre dans l'intimité de ses maîtres, étant d'un naturel éminemment sociable. Joie des enfants avec lesquels il joue sans la moindre brutalité, c'est un gardien vigilant, qui prévient à la moindre alerte; mais son aboiement est joyeux, c'est beaucoup plus un souhait de bienvenue qu'une menace, et, comme pour le Keeshond, il est rare de rencontrer un Samoyède qui morde.

Chez les Samoyèdes, on trouve des chiens de toutes couleurs; le blanc est assez généralisé. C'est en Angleterre qu'ont été ramenés les premiers Samoyèdes par des explorateurs polaires, tels que Scott, aux environs de 1887. Leur excellent caractère les fit immédiatement apprécier; on en commença l'élevage et la sélection. Les premiers importés étaient en général particolores, mais quelques-uns étaient blanc pur. La fourrure blanche étant très flatteuse, les éleveurs anglais laissèrent de côté
ceux de couleur, pour ne sélectionner que sur la couleur blanche.

D'Angleterre, l'animal a été introduit en France, où sa race est de plus en plus appréciée.

On peut croire que ce chien est d'un entretien difficile. C'est une erreur; pour conserver un Samoyède propre et blanc, il ne faut surtout pas le laver...

Laver un chien nordique est toujours dangereux, surtout s'il porte une fourrure, celle-ci étant très longue à sécher. Le lavage, outre qu'il fait courir un risque à l'animal, abîme sa fourrure et principalement son sous-poil, et décape le poil de son suint, qui, tel un vernis, le préservait des souillures. Dépourvu de ce suint, le poil se salit plus rapidement; l'entretien du Samoyède consiste donc uniquement à le peigner, pour débarrasser la fourrure de la bourre morte, et à le brosser. Pour entre-
tenir la fourrure en parfait état de propreté, il suffit, tous les quinze ou vingt jours, de la saupoudrer abondamment avec du talc et de la frotter comme si l'on effectuait un lavage. Ce nettoyage à sec la débarrassera de toutes ses impuretés.

Pour les chiens blancs, on peut ajouter au talc un quart de poudre de carbonate de magnésie léger. On peut également, contre les parasites, incorporer une petite quantité de poudre insecticide ou de soufre lavé. S'il est souillé par la boue, on attendra qu'il soit sec, puis un simple coup de brosse fera tout disparaître.

Le Chien Esquimau

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Le type mongoloïde des tribus esquimaudes suggère l'idée que, provenant de Sibérie, hommes et chiens sont venus peupler le Nord canadien et, de là, le Groenland.

C'est dans ces tribus que les chiens ont été le plus utilisés et s'y sont le mieux développés en puissance et en formes, acquérant le type classique du bel Esquimau, avec beaucoup plus d'homogénéité que chez les chiens des Tchouktchi de la Sibérie orientale, qui ont subi l'influence des apports continentaux.

Le Chien Esquimau, très lié à l'homme, montre un attachement et une fidélité souvent plus développés que dans des races depuis toujours en contact avec la civilisation. On lui a fait une réputation de méchanceté; elle est surfaite, car le véritable chien autochtone, qui vit avec les tribus, demeure au contraire très doux.

L'adaptation de ce chien aux régions déshéritées est remarquable; non seulement il en supporte toutes les intempéries, mais, à la traîne, il est infatigable, fournissant des étapes de 80 km par jour et parcourant pendant les neuf mois d'hiver de 15 000 à 20 000 km. A Nôme, en Alaska, au sweepstake entre attelages et conducteurs de traîneaux, il détient le record, établi avant 1914, de 750 km en soixante-quinze heures, repos compris. L'Esquimau possède un sens d'orientation très précis; perdu
dans la tourmente, on libère de l'attelage les chiens les plus sûrs et, en les suivant, l'on revient au campement. Il a aussi un sens remarquable de la neige et des traîtrises du sol, dont il contourne les passages dangereux en évitant les ponts de neige peu sûrs.

Très ardent à la chasse, il excelle dans la poursuite des caribous et dans la chasse à l'ours.

Tandis que les tribus esquimaudes restaient cantonnées au-dessus du cercle polaire, les Indiens vivaient beaucoup plus au sud. Séparés par de grands espaces, ils l'étaient aussi par leurs mœurs, leurs usages et leur culture. Très peu de relations existaient entre eux.

L'Indien, chasseur et trappeur, avait, lui aussi, besoin de se déplacer en hiver avec traîneaux et chiens; il eut aussi des Chiens Esquimaux. Mais, plus dur de caractère, moins soigneux envers les animaux, faisant des apports plus fréquents de sang de loup, il obtint des chiens très résistants à la fatigue et aux mauvais traitements, cependant qu'il perdait les qualités esthétiques et psychiques du Chien Esquimau. Le chien de l'Indien est désigné sous le nom de Siswash.

Lorsque le Canada commença à se peupler d'Européens, les Chiens Esquimaux, très appréciés, se généralisèrent dans le pays. Tout en conservant leurs caractéristiques premières, certaines différences de détail s'établirent dans l'apparence extérieure suivant les régions où ils furent utilisés et dans lesquelles ils se reproduisirent, sans pour cela qu'il soit possible de déterminer une race différente. Suivant les régions, ces chiens reçurent des noms locaux tels que Mackensie, Labrador, Groenlandais, Malamute. Leur ensemble s'appelle en Amérique « Husky nom qui ne désigne pas -une race, mais plutôt la fonction de chiens de traîne.

Dans les expositions canines américaines, ces chiens sont dénommés « Siberian-Husky donnant ainsi créance à une provenance d'origine sibérienne.

Les Chiens Esquimaux sont d'une taille de 0,60 à 0,65 m, ils ont la tête oblongue caractéristique des grands Spitz, auxquels on demande, en plus d'un corps harmonieux, bien construit, une bonne fourrure, l'expression nordique et une manifestation de force et de puissance.

En 1953, les Missions polaires françaises en ramenèrent en France un lot magnifique qui avait été choisi parmi les meilleurs chiens de traîne. Remis à divers éleveurs, ils ont fait souche et sont de plus en plus appréciés par les amateurs de beaux chiens.

 

 

Chiens de traineau pour les sports en montagne

29 juillet, 2016

On croirait volontiers que les chiens ont de tout temps pu être attelés à des traîneaux. Mais les seuls documents retrouvés ne datent que du Xe siècle au Groenland.

En Sibérie, nos informations proviennent de récits de voyage du xixe siècle. Pourtant, le traîneau à chiens est un mode de transport efficace, permanent, et que rien n'a supplanté dans les zones polaires.

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Véhicules et attelages

Les traîneaux

Les traîneaux à chiens de toute la zone polaire relèvent, dans l'ensemble, de deux l'un esquimau, que l'on rencontre jusqu'en Amérique, l'autre types différents asiatique.

Le traîneau esquimau, très bas, est constitué par deux patins longitudinaux étroits, relevés légèrement à l'avant et réunis par des petites traverses qui constituent le plateau de charge, Son centre de gravité est très bas, très près du point de force pour le halage.

Pour faciliter son glissement, il est ferré, souvent avec des os de baleine polis. Celui du Groenland est plus court que celui du Canada. En dehors du traîneau pour grands déplacements, il en existe de toutes dimensions, suivant les besoins. Le modèle le plus ancien est une mâchoire de baleine, dont les montants des maxillaires sont réunis par une traverse. Les Indiens ont fait du traîneau esquimau ce qu'ils appellent le toboggan » : trois minces planches de bouleau juxtaposées, unies, et relevées à l'avant en demi-cercle. Nanti de ridelles par les Blancs, il est devenu la « carriole ».

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Les traîneaux asiatiques, plus disparates, s'adaptent moins bien à la traction canine. Le seul traîneau des Ghiliak de l'île Sakhaline est un très long plateau relevé aux extrémités, porté par des ais verticaux de 0,20 m, fichés en deux rangées dans deux patins qui rejoignent le plateau à l'avant comme à l'arrière. Quoique plus haut, le traîneau des Koriak et desTchouktchi est mieux construit, possède une main courante, est muni vers l'avant d'un haut arceau (comme sur les troïkas) auquel s'appuie le conducteur ; unique de son espèce, il possède un frein très maniable.

En Sibérie, les Blancs, depuis longtemps, l'ont adopté. Tous les autres traîneaux conviennent peu à la traction canine : celui des Ostiak est la copie du haut modèle lapon, les Iakoutes attellent leurs chiens à une réduction de leur traîneau à cheval, les loukaghir ont curieusement attelé leurs chiens au traîneau à rennes des Tchouktchi, pesant et défectueux. Un curieux modèle est celui des Kamchadal : un croissant de lune posé sur un traîneau très haut; bien qu'élégant, il n'est pas rationnel.

Le harnais

Un harnais ne peut, tel un traîneau, caractériser un peuple ou une civilisation;ce sont à la fois harnais et attelage dans leurs détails (attaches, nœuds) qui révèlent Groenland leur origine esquimaude ou sibérienne. Les mieux adaptés des harnais sont ceux des peuples ayant le plus à utiliser le chien.

Les modèles esquimaux sont tous très voisins. Le plus achevé est celui du Groenland : deux anneaux de cuir fixes, un pour chaque épaule, et réunis par quatre petites brides, une au poitrail, une en arrière des coudes, une en avant du garrot et une en arrière de celui-ci, cette dernière étant fixée à une portion du trait avant sa « poignée de traînage ». Au Canada, le harnais est scapulaire, mais les deux anneaux sont faits en nœuds coulants et se rejoignent en arrière pour constituer le trait; il est muni lui aussi d'une poignée de traînage » ; une seule bride unit les deux anneaux au niveau du garrot.

En cas de gros efforts, ce procédé gêne passablement la traîne, les animaux ayant les épaules serrées. Autre modèle rationnel, celui qui est commun aux Koriak, Tchouktchi et Ioukaghir : une lanière de cuir passe sur le poitrail, ses extrémités se terminent au niveau des dernières côtes en se prolongeant par deux brides qui se joignent au niveau des reins pour former alors le trait.

Partout ailleurs, en Sibérie, le harnais est un anneau de cuir uni au trait directement, ou par deux brides. Chez les Ostiak, l'anneau se place en position pelvienne, ce qui gêne l'animal, puisque le trait passe entre ses pattes postérieures; chez les Ghiliak, il est autour du cou, le trait sur le côté; chez les Kamchadal, système semblable, mais le trait s'unit à l'anneau par deux brides, ou bien l'anneau, plus grand, est passé en « bandoulière » (cou et une patte inclus), le trait filant alors sous le poitrail.

La manière dont on groupe les chiens pour constituer un attelage varie suivant la nature du terrain, le nombre d'animaux, la destination du traînage (transport ou chasse), les harnais et les traîneaux utilisés. Il y a deux modes d'atteler : celui dans lequel chaque animal se trouve relié séparément au traîneau; celui où un seul trait fait l'union entre le traîneau et les animaux, ces derniers étant attachés chacun au trait central.

Dans le premier mode (type individuel), celui des Esquimaux et des Ostiak, les animaux se trouvent librement répartis, et comme en liberté, pour la traîne. Avec des traits d'égale longueur, les animaux se trouvent de front, celui du centre légèrement en avant : c'est l'attelage en éventail en ligne de front D, bien connu des Esquimaux canadiens et de la côte ouest du Groenland. Avec des traits d'inégale longueur, l'attelage est dit en éventail allongé D, et les animaux peuvent se répartir à l'avant du traîneau, chacun traçant sa propre piste si le temps et le sol sont bons; un marcher en file et n'inscrire qu'une seule piste si le terrain est mou.

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En terrain uni et très dégagé, ou avec peu de chiens, on peut ajouter une légère modification : la différence entre deux traits voisins excédera une longueur de chien, l'éventail devenant alors très ample (attelage « en éventail très allongé »). Les expéditions polaires utilisent volontiers cet attelage, mais l'inégalité de longueur est une inégalité par paires, et lorsque les animaux se mettent en file on obtient une double file.

Dans le deuxième mode (type collectif), c'est sur le trait central que sont attachés tous les traits. En général, ils sont assez courts ; les animaux sont fixés soit alternativement de chaque côté, avec un animal de tête (comme chez les Ghiliak et les loukaghir), soit par paires, avec un seul chien de tête (comme chez les Kamchadal), ou avec deux chiens de tête (comme chez les Koriak et les Tchouktchi).

Quel que soit le harnais utilisé, le traîneau adopté ou l'attelage choisi, une personnalité domine le tout : celle du groupe canin, que l'on nomme en jargon des glaces le « team D. C'est en réalité un groupe du type patriarcal, dont un animal, le « leader est le chef incontesté. Ce leader sera toujours suivi, qu'il s'agisse de démarrer avec le traîneau, de poursuivre un ours ou d'engager une bataille avec un team voisin. Car pour ces chiens du Grand Nord, tirer, chasser et se battre constituent les activités premières, en y ajoutant le problème quelquefois ardu de l'alimentation.

Le team est donc une unité presque indissoluble. Au signal de départ, le matin, chaque team se trouve prêt, avec les mêmes chiens, et chacun à sa place. L'été, les animaux étant souvent laissés en liberté pour qu'ils se nourrissent eux-mêmes (Groenland, Canada), le team devient un groupe de chasseurs, qui perd certains de ses membres (vieux ou malades) et en gagne d'autres; au retour de l'hiver, il s'est reconstitué.

Un team n'est pas un groupe que l'on puisse faire au petit bonheur, en mettant ensemble n'importe quels animaux; il faut respecter les personnalités existantes et bien juger celles qui entrent. Chez l'indigène, c'est en général un groupe permanent dont le renouvellement se fait par naissance, rarement par acquisition.

Le jeune chien est dressé de la manière la plus simple : on l'attache derrière sa mère et, à coups de dents, de chutes répétées, il apprend petit à petit son métier de chien de traîneau. Le chien de traîneau est donc bien un chien de trait, et le seul. Tous les autres ne sont que des animaux dressés, sans plus. Et c'est ainsi qu'Esquimaux et Sibériens, malgré quantité de détails défectueux, obtiennent de leurs teams des rendements extraordinaires.

Les meilleures performances se relèvent bien entendu chez les usagers les plus soigneux. L'Esquimau du Groenland, qui utilise son attelage, tant pour la chasse que pour le transport, avec un team de 8 à 10 chiens et une charge de 250 à 300 kg, parcourt à vive allure en tous terrains de 50 à 60 km par jour. Chez les Esquimaux canadiens, où l'attelage est avant tout utilisé pour les transports, on parcourt chaque année plusieurs milliers de kilomètres avec des traîneaux très chargés (depuis 600 kg jusqu'à 1 t), allégrement halés par des teams de 12 à 15 chiens, au pas, pendant douze à quinze heures journalières. L'Indien et son toboggan, avec ses 4 à 10 chiens, ne tire pas plus de 200 à 400 kg en quatorze ou seize heures de marche; mais il est sur un terrain très dificile, et son chien métis n'a pas toutes les qualités de l'Esquimau.

En Alaska, l'Esquimau, relativement sédentaire, fait assez peu de transports; en revanche, c'est un sportif au traîneau. Il y a périodiquement une réunion, à Nome, qui attire une bonne partie de la population de ce secteur et quelques Esquimaux du Canada. Il s'y organise alors des compétitions de traînage, en général sur un parcours de 750 à 800 km en terrain difficile, qu'un attelage de 10 à 15 chiens doit couvrir au maximum entre soixante-dix et quatre-vingts heures au total. Comme il n'est pas tenu compte de l'état atmosphérique, cela implique une moyenne de 10 km à l'heure pendant trois jours complets.

En Sibérie, il n'y a guère que les loukaghir et les Tchouktchi qui utilisent leurstraîneaux pour le transport. Les loukaghir, médiocres éleveurs, aux teams mal ordonnés, parcourent à grand-peine 40 à 60 km par jour, avec un attelage de 6 à 8 chiens et une charge de 250 kg environ. Les Tchouktchi, avec leurs imposants attelages bien soignés, parcourent journellement d'énormes distances avec une charge dépassant 600 à 700 kg. Les attelages Tchouktchi et Koriak sont ceux qu'utilisent les Russes, et l'on considère comme réalisable le fait de parcourir en six heures 120 km avec un bon team de 20 animaux tirant 600 kg.

 

Quelques races de chiens de montagne

20 juillet, 2016

De nos jours, les diverses races de Chiens de Montagne se trouvent être plus ou moins apparentées; certaines d'entre elles, pour échapper à la disparition, furent reconstituées par l'apport de chiens d'une autre race présentant un ou plusieurs caractères propres à la même adaptation, aux mêmes fins utilitaires. Cette pratique utilisée en élevage est connue sous le nom d' « out cross ».

Les chiens de montagne

Le Dogue du Tibet

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L'ancêtre commun à tous les « Montagnards » pourrait être le Dogue du Tibet.

Au XIIIe siècle, Marco Polo, de retour d'un séjour à la cour du Grand Mogol, fit connaître l'existence d'un très grand chien qui, a-t-il dit, pouvait atteindre la taille d'un âne. Dans la suite, la présence de tels chiens dans les régions de l'Himalaya fut plusieurs fois confirmée. Les archéologues, effectuant des fouilles dans les ruines de Ninive et de Babylone, ont mis au jour des bas-reliefs et des terres cuites qui représentaient, en taille et en proportion, ces mêmes chiens.

C'est donc une race très ancienne. Bien avant Marco Polo, les Dogues du Tibet avaient essaimé à travers les continents, où ils avaient donné naissance à d'autres chiens de grande taille.

Le Dogue du Tibet était d'un caractère ombrageux, féroce, et cette sauvagerie rendit pratiquement impossible son utilisation. Celui que nous pouvons décrire aujourd'hui est un imposant seigneur, n'ayant aucune ressemblance avec les autres races canines.

La taille du Dogue du Tibet est de 0,75 à 0,85 m pour un poids de plus de 75 kg. Sa tête est caractéristique, aussi puissante que celle du Mastiff, mais encore plus large entre les oreilles; le museau est assez long et carré; les lèvres longues et pendantes; les oreilles, petites, tombantes et sans plis, paraissent être attachées bas en raison de l'os occipital, qui est très développé; les yeux sont petits, enfoncés et ordinairement de couleur sombre, ce qui donne à la physionomie un aspect sévère, cependant que le regard a une expression de gentillesse assez surprenante; le poil est long et dur, un peu comme celui du Chow-Chow, de couleur noire avec des marques feu, rouge-brun à manteau noir, quelquefois entièrement noire, mais toujours sans blanc dominant.

Le Leonberg

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Le Leonberg est le plus grand, le plus fort et le plus beau des chiens à long poil de race allemande. Sa création serait due à un nommé Essig, de Leonberg, dans le Wurtemberg, qui aurait croisé Saint-Bernard et Terre-Neuve.

Intelligent, agréable par les couleurs de sa robe et l'élégance de sa démarche, il a su conquérir tous ceux qui aiment les chiens grands et forts. Sa taille est d'environ 0,80 m, les femelles étant un peu plus petites. Le crâne est légèrement voûté, la crête occipitale bien développée; une large dépression, sans cassure, va de la tête jusqu'à l'os nasal; le nez est large, bien modelé, les narines largement ouvertes; les joues peu saillantes, les lèvres assez profondes, sans commissures exagérées; les yeux de grandeur moyenne, placés de côté, ont un regard franc, expressif et affectueux; les oreilles hautes, légères, sont aussi larges que longues, bien arrondies et couvertes de poil; le corps paraît long, la queue forte et longue, bien couverte de poil, forme un beau panache; le poil est bien fourni, long et souple, modelant bien le corps. Il existe un sous-poil très dense. La couleur va du jaune sale au rouge, avec le crâne et le tour des yeux plus foncés, les babines et le bord des oreilles noirs, la collerette plus claire.

Les Leonbergs à masque noir sont les meilleurs. On évitera tout ce qui ferait apparaître évident le croisement avec le Saint-Bernard.


Le Saint-Bernard

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Tout le monde connaît, au moins de réputation, les chiens du Saint-Bernard.

L'histoire du fameux « Barry », qui sauva quarante personnes et fut tué par erreur par la quarante et unième, est présente à toutes les mémoires ; signalons au passage que Barry était un chien à poil court et non à poil long, comme il est souvent représenté.

Les très anciens Saint-Bernards étaient d'énormes chiens à grosse tête, babines pendantes, aux pattes fortes et massives, couverts d'un pelage jaune ocre plus ou moins foncé, au poil un peu court, bien que fourni. Ce type aurait disparu vers 1820 à la suite d'une épidémie, à l'exception d'un seul individu. Les moines de l'hospice auraient alors fait appel au Leonberg pour reconstituer leur effectif de sauveteurs.

Cette opinion ne rencontre pas l'unanimité des cynologues. Ce sont cependant les amateurs suisses qui ont fait le Saint-Bernard que nous connaissons aujourd'hui.

Le Saint-Bernard apparaît comme un chien robuste d'au moins 0,70 m, vigoureux, musculeux, avec une tête puissante et une expression souvent sévère, jamais méchante; le crâne est fort, large, un peu convexe; la crête occipitale modérément développée; le chanfrein est droit, un sillon assez large et bien marqué existe depuis la base jusqu'à la truffe; la partie supérieure de la tête se raccorde brusquement par une pente assez raide à la région du museau; celui-ci est court, non aminci; le nez très fort, large, doit toujours être noir et avoir les narines bien ouvertes; les babines de la mâchoire supérieure sont fortement développées et modérément pendantes, les joues hautes; les yeux sont de grandeur moyenne, et de couleur brune ou noisette, avec une expression intelligente et affectueuse; les paupières inférieures ne se ferment pas complètement, il ne faut pas cependant qu'elles soient exagérément pendantes ; les oreilles sont de grandeur moyenne, attachées assez haut, le pavillon développé, légèrement saillantes à l'attache, puis elles tombent brusquement en s'appliquant sur les côtés de la tête; le dos est large, légèrement convexe dans la région lombaire, droit jusqu'aux hanches, il descend doucement à la croupe et se termine par une queue longue, très lourde et légèrement effilée. Au repos, la queue est portée pendante ; le poil est très serré, droit, lisse, couché sur la peau, ferme, mais pas rude au toucher ; il est un peu plus long sur les cuisses; la queue, dont le poil est long en son milieu,paraît touffue sans former panache et, à l'extrémité, le poil devient plus court; la variété à poil court existe toujours.

La robe peut être blanche avec du rouge, ou inversement, le rouge pouvant comprendre diverses nuances; elle peut également être blanche avec des plaques variant du jaune-gris au brun-gris, ou d'une de ces couleurs avec des marques blanches; les marques sont indispensables à la poitrine, aux pattes, à la pointe de la queue, au collier, et en une bande autour du nez; le Saint-Bernard ne doit jamais être unicolore, ni dépourvu de blanc.

Le Pyrénéen

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Le Chien de Montagne des Pyrénées est souvent confondu avec le Saint-Bernard.

Il s'en rapproche surtout par la taille. Un examen, même rapide, montre cependant des différences sensibles. Avant que son élevage soit entrepris avec soin et méthode, on le rencontrait principalement dans les montagnes de l'Ariège, où il était employé à la garde des troupeaux, et plutôt à les protéger des loups et des ours. Confiné dans sa région, pratiquement ignoré du grand public, son apparition fut d'autant moins remarquée que la confusion avec le Saint-Bernard se fit immédiatement.

Il est vrai que le Pyrénéen ne le cède en rien à ce dernier quant à la taille, à la beauté des formes et à la douceur du caractère. C'est un chien courageux, audacieux, qui rappelle, par sa prestance, le Dogue du Tibet, en plus doux.

Sa taille est de 0,70 à 0,80 m, son poids variant de 45 à 55 kg; sa tête n'est pas trop forte, le crâne peu bombé et de forme ogivale, avec un sillon frontal peu accusé; le museau est large et de bonne longueur, légèrement aminci à son extrémité; les lèvres sont peu tombantes, et recouvrent juste la mâchoire inférieure; elles doivent être très
pigmentées; les yeux sont plutôt petits et de couleur ambre foncé, d'expression intelligente, placés un peu obliquement; les oreilles sont plantées à hauteur de l'œil, pas très grandes, de forme triangulaire, arrondies à l'extrémité, tombant à plat le long des joues ; la queue est assez longue, touffue, formant panache, mais portée bas au repos; le poil est fourni, plat, souple et assez long, plus long à la queue et autour du cou ; celui qui couvre les membres postérieurs est plus fin, plus laineux et très fourni. La robe est uniquement blanche, ou blanche avec des taches « blaireau » (jaune pâle ou louvetées) à la tête, aux oreilles et à la base de la queue.

Les membres postérieurs sont munis du double ergot.

Le Chien de Montagne des Pyrénées ne doit pas donner une impression de lourdeur, et ne rappeler ni le Saint-Bernard ni le Leonberg.

Le Terre-Neuve

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Le Terre-Neuve n'est pas à proprement parler un « Montagnard »; cependant, par son aspect général, sa taille, sa fourrure il appartient au groupe des Molosses.

Ses origines sont mal définies. Selon les uns, il pourrait être le produit d'un croise-ment entre le Chien du Labrador et une race canine venue de Norvège; selon d'autres, un chien de type montagnard évolué sur place. Quand les premiers colons anglais s'installèrent à Terre-Neuve vers 1622, il n'existait pas de chiens de ce type; l'apparition du Terre-Neuve est donc postérieure à cette date.

Les terre-neuvas de Saint-Malo rencontraient et rapportaient de leurs voyages des chiens de même type, mais sensiblement plus petits que ceux que nous connaissons aujourd'hui. Il est fort possible que l'élevage sur le continent ait modifié la stature de cette race. Cet élevage est d'ailleurs assez difficile.

Le Terre-Neuve, assez rare en France, est plus répandu en Belgique, en Hollande, en Suisse. Son caractère aimable lui valut un moment de célébrité, qui fut, il est vrai, d'assez courte durée.

C'est un chien impressionnant par sa force et sa grande activité et un nageur intrépide. La tête est large et massive, le crâne plat, le museau court, plutôt carré, et le stop peu accusé; les yeux sont petits, bien enfoncés et de couleur brune, les conjonctives non apparentes; le corps a une ossature massive, quoique sans lourdeur ; le dos est large et fort, pas ensellé, musclé, les aplombs corrects, les membres posté- rieurs sans ergots; la robe est d'un noir jais, avec parfois un reflet bronzé; le poil plat et dur, de texture riche et de nature légèrement huileuse, ne forme pas de franges, mais est plus long à la collerette, aux cuisses et à la queue, plus fin et plus court sur le nez; la démarche du Terre-Neuve est un peu déhanchée, sans que les membres soient affectés dans leurs mouvements.

Le Terre-Neuve a connu une variété pie qui n'est pas officiellement acceptée.

 

Les chiens sauveteurs en montagne

27 juin, 2016

La montagne, ce havre de paix qui permet de sentir libre, de randonner face à des paysages merveilleux reste néanmoins un endroit dangereux que ce soit en été avec les risques d’éboulement, de chaleurs mais aussi en hiver du fait des risques d’avalanche. Chaque hiver, on entend au journal télévisé que des randonneurs sont morts emportés par une avalanche ou que d’autres qui ont eu plus de chances, ont été sauvés par les chiens d’avalanche.

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Les chiens de montagne spécialisés dans le secourisme

Le courage et l’efficacité de ces chiens n’est plus approuvés et sans eux, les guides de montage ne pourraient pas être aussi efficaces dans leurs recherches surtout en cas d’urgence. Ils sont capables de retrouver en moins de cinq minutes des randonneurs ou skieurs ensevelies. Et cela en ratissant de larges zones, chose qu’un homme n’est pas en mesure de faire aussi rapidement.

Leur rôle est stratégique du fait qu’une personne ensevelie ne survivra pas longtemps sous la neige donc intervenir urgemment est une nécessité.

Les races de chien utilisées en montage

Systématiquement quand on parle de la montage, on pense tout de suite au Saint Bernard mais en fait, on fait erreur puisque le Saint Bernard est un chien qui rencontre de grandes difficultés dans les périodes hivernales du fait de son poids mais aussi de la longueur de ses poils. En effet, la neige va venir se coller à son pelage ce qui va considérablement le ralentir dans ses recherches et comme évoqué ci-dessus, il est vital que les recherches se fassent le plus rapidement possible.


Les chiens les mieux adaptés à ces conditions extrêmes sont en fait les bergers allemands car ils résistent facilement au froid et ont des coussinets adaptés à la neige et le berger belge est également apte à réaliser ce type de missions de sauvetage.

Ce sont donc des chiens très résistants, en parfaite santé et bien équilibrés qui seront sélectionnés pour effectuer les missions.

Comment dresser un chien à sauver des vies ?

Comment vous vous en doutez cela n’est pas inné pour un chien de sauver des gens ensevelis sous la neige bien que les chiens soit naturellement doués. Cela demande un apprentissage quotidien qui selon les capacités du chien mettre entre 1 an et 2 an pour être totalement opérationnel.

De nombreux exercices sont pratiqués durant cette période afin d’habituer le chien à repérer les odeurs des hommes.

On va également leur apprendre à voyager en hélicoptère, à ne pas avoir peur de l’altitude ou des descentes en rappel.
Petit à petit, un climat de sérénité et de confiance va s’instaurer entre le maître et son chien ce qui va leur permettre d’être complémentaire et de trouver les randonneurs ou skieurs de façon efficace et rapide.

TROUSSE DE SECOURS

26 juin, 2016

La pratique de la montagne expose principalement aux traumatismes qui selon la gravité, peuvent être traités sur palce ou imposent une évacuation. Il est donc souhaitable que chaque randonneur emporte une trousse de secours simple pour traiter les incidents et redonner de l'autonommie au groupe.
Il est très important de savoir ce qu'il y a dans votre trousse de secours et surtout de savoir y utiliser
Les affections courantes, comme les états fébriles, les inflammations, les troubles digestifs s'accompagnent d'une telle baisse de la condition physique que la poursuite de la course sera compromise. Dans ces conditions, il est préférable de rebrousser chemin.

La trousse de secours doit répondre en priorité à la traumatologie : plaies, brûlures, contusions, coups, provoqués par des chutes de pierres, ou simple chute.

Les produits de soins externes seront les plus utilisés. Malgré leurs volumes, il est indispensable de les emporter en petite quantité. Compte tenu des impératifs de poids et d'encombrements, le contenu de la trousse de secours du randonneur reste très limité.

Trousse de secours d'une journée :

- Une couverture de survie
- Des compresses stériles
- Une bande de contension
- Une bande adhésive extensible
- Une pochette de sutures adhésives
- Des pansements individuels
- Des pansements hydrocolloïdes (protection des ampoules)
- Une crème antiseptique et cicatrisante
- Une pince à épiler
- Du collyre en monodose
- Une aiguille et un briquet et des petits ciseaux
- De l'arnica
- Une pommade contre les piqûres d'insectes
- Un pansement compressif d'urgence (CHU)
- Un rouleau de strappal
- Aspirine ou Paracétamol (à croquer)
- Un sifflet et un crayon
- Un aspi-venin (selon la période)

Il est conseillé d'entreposer la trousse dans un endroit à l'abri de la chaleur et de la lumière et de veiller à ce que cette trousse ne soit pas à la portée des enfants.

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