Quelques races de chiens de montagne

20 juillet, 2016

De nos jours, les diverses races de Chiens de Montagne se trouvent être plus ou moins apparentées; certaines d'entre elles, pour échapper à la disparition, furent reconstituées par l'apport de chiens d'une autre race présentant un ou plusieurs caractères propres à la même adaptation, aux mêmes fins utilitaires. Cette pratique utilisée en élevage est connue sous le nom d' « out cross ».

Les chiens de montagne

Le Dogue du Tibet

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L'ancêtre commun à tous les « Montagnards » pourrait être le Dogue du Tibet.

Au XIIIe siècle, Marco Polo, de retour d'un séjour à la cour du Grand Mogol, fit connaître l'existence d'un très grand chien qui, a-t-il dit, pouvait atteindre la taille d'un âne. Dans la suite, la présence de tels chiens dans les régions de l'Himalaya fut plusieurs fois confirmée. Les archéologues, effectuant des fouilles dans les ruines de Ninive et de Babylone, ont mis au jour des bas-reliefs et des terres cuites qui représentaient, en taille et en proportion, ces mêmes chiens.

C'est donc une race très ancienne. Bien avant Marco Polo, les Dogues du Tibet avaient essaimé à travers les continents, où ils avaient donné naissance à d'autres chiens de grande taille.

Le Dogue du Tibet était d'un caractère ombrageux, féroce, et cette sauvagerie rendit pratiquement impossible son utilisation. Celui que nous pouvons décrire aujourd'hui est un imposant seigneur, n'ayant aucune ressemblance avec les autres races canines.

La taille du Dogue du Tibet est de 0,75 à 0,85 m pour un poids de plus de 75 kg. Sa tête est caractéristique, aussi puissante que celle du Mastiff, mais encore plus large entre les oreilles; le museau est assez long et carré; les lèvres longues et pendantes; les oreilles, petites, tombantes et sans plis, paraissent être attachées bas en raison de l'os occipital, qui est très développé; les yeux sont petits, enfoncés et ordinairement de couleur sombre, ce qui donne à la physionomie un aspect sévère, cependant que le regard a une expression de gentillesse assez surprenante; le poil est long et dur, un peu comme celui du Chow-Chow, de couleur noire avec des marques feu, rouge-brun à manteau noir, quelquefois entièrement noire, mais toujours sans blanc dominant.

Le Leonberg

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Le Leonberg est le plus grand, le plus fort et le plus beau des chiens à long poil de race allemande. Sa création serait due à un nommé Essig, de Leonberg, dans le Wurtemberg, qui aurait croisé Saint-Bernard et Terre-Neuve.

Intelligent, agréable par les couleurs de sa robe et l'élégance de sa démarche, il a su conquérir tous ceux qui aiment les chiens grands et forts. Sa taille est d'environ 0,80 m, les femelles étant un peu plus petites. Le crâne est légèrement voûté, la crête occipitale bien développée; une large dépression, sans cassure, va de la tête jusqu'à l'os nasal; le nez est large, bien modelé, les narines largement ouvertes; les joues peu saillantes, les lèvres assez profondes, sans commissures exagérées; les yeux de grandeur moyenne, placés de côté, ont un regard franc, expressif et affectueux; les oreilles hautes, légères, sont aussi larges que longues, bien arrondies et couvertes de poil; le corps paraît long, la queue forte et longue, bien couverte de poil, forme un beau panache; le poil est bien fourni, long et souple, modelant bien le corps. Il existe un sous-poil très dense. La couleur va du jaune sale au rouge, avec le crâne et le tour des yeux plus foncés, les babines et le bord des oreilles noirs, la collerette plus claire.

Les Leonbergs à masque noir sont les meilleurs. On évitera tout ce qui ferait apparaître évident le croisement avec le Saint-Bernard.


Le Saint-Bernard

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Tout le monde connaît, au moins de réputation, les chiens du Saint-Bernard.

L'histoire du fameux « Barry », qui sauva quarante personnes et fut tué par erreur par la quarante et unième, est présente à toutes les mémoires ; signalons au passage que Barry était un chien à poil court et non à poil long, comme il est souvent représenté.

Les très anciens Saint-Bernards étaient d'énormes chiens à grosse tête, babines pendantes, aux pattes fortes et massives, couverts d'un pelage jaune ocre plus ou moins foncé, au poil un peu court, bien que fourni. Ce type aurait disparu vers 1820 à la suite d'une épidémie, à l'exception d'un seul individu. Les moines de l'hospice auraient alors fait appel au Leonberg pour reconstituer leur effectif de sauveteurs.

Cette opinion ne rencontre pas l'unanimité des cynologues. Ce sont cependant les amateurs suisses qui ont fait le Saint-Bernard que nous connaissons aujourd'hui.

Le Saint-Bernard apparaît comme un chien robuste d'au moins 0,70 m, vigoureux, musculeux, avec une tête puissante et une expression souvent sévère, jamais méchante; le crâne est fort, large, un peu convexe; la crête occipitale modérément développée; le chanfrein est droit, un sillon assez large et bien marqué existe depuis la base jusqu'à la truffe; la partie supérieure de la tête se raccorde brusquement par une pente assez raide à la région du museau; celui-ci est court, non aminci; le nez très fort, large, doit toujours être noir et avoir les narines bien ouvertes; les babines de la mâchoire supérieure sont fortement développées et modérément pendantes, les joues hautes; les yeux sont de grandeur moyenne, et de couleur brune ou noisette, avec une expression intelligente et affectueuse; les paupières inférieures ne se ferment pas complètement, il ne faut pas cependant qu'elles soient exagérément pendantes ; les oreilles sont de grandeur moyenne, attachées assez haut, le pavillon développé, légèrement saillantes à l'attache, puis elles tombent brusquement en s'appliquant sur les côtés de la tête; le dos est large, légèrement convexe dans la région lombaire, droit jusqu'aux hanches, il descend doucement à la croupe et se termine par une queue longue, très lourde et légèrement effilée. Au repos, la queue est portée pendante ; le poil est très serré, droit, lisse, couché sur la peau, ferme, mais pas rude au toucher ; il est un peu plus long sur les cuisses; la queue, dont le poil est long en son milieu,paraît touffue sans former panache et, à l'extrémité, le poil devient plus court; la variété à poil court existe toujours.

La robe peut être blanche avec du rouge, ou inversement, le rouge pouvant comprendre diverses nuances; elle peut également être blanche avec des plaques variant du jaune-gris au brun-gris, ou d'une de ces couleurs avec des marques blanches; les marques sont indispensables à la poitrine, aux pattes, à la pointe de la queue, au collier, et en une bande autour du nez; le Saint-Bernard ne doit jamais être unicolore, ni dépourvu de blanc.

Le Pyrénéen

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Le Chien de Montagne des Pyrénées est souvent confondu avec le Saint-Bernard.

Il s'en rapproche surtout par la taille. Un examen, même rapide, montre cependant des différences sensibles. Avant que son élevage soit entrepris avec soin et méthode, on le rencontrait principalement dans les montagnes de l'Ariège, où il était employé à la garde des troupeaux, et plutôt à les protéger des loups et des ours. Confiné dans sa région, pratiquement ignoré du grand public, son apparition fut d'autant moins remarquée que la confusion avec le Saint-Bernard se fit immédiatement.

Il est vrai que le Pyrénéen ne le cède en rien à ce dernier quant à la taille, à la beauté des formes et à la douceur du caractère. C'est un chien courageux, audacieux, qui rappelle, par sa prestance, le Dogue du Tibet, en plus doux.

Sa taille est de 0,70 à 0,80 m, son poids variant de 45 à 55 kg; sa tête n'est pas trop forte, le crâne peu bombé et de forme ogivale, avec un sillon frontal peu accusé; le museau est large et de bonne longueur, légèrement aminci à son extrémité; les lèvres sont peu tombantes, et recouvrent juste la mâchoire inférieure; elles doivent être très
pigmentées; les yeux sont plutôt petits et de couleur ambre foncé, d'expression intelligente, placés un peu obliquement; les oreilles sont plantées à hauteur de l'œil, pas très grandes, de forme triangulaire, arrondies à l'extrémité, tombant à plat le long des joues ; la queue est assez longue, touffue, formant panache, mais portée bas au repos; le poil est fourni, plat, souple et assez long, plus long à la queue et autour du cou ; celui qui couvre les membres postérieurs est plus fin, plus laineux et très fourni. La robe est uniquement blanche, ou blanche avec des taches « blaireau » (jaune pâle ou louvetées) à la tête, aux oreilles et à la base de la queue.

Les membres postérieurs sont munis du double ergot.

Le Chien de Montagne des Pyrénées ne doit pas donner une impression de lourdeur, et ne rappeler ni le Saint-Bernard ni le Leonberg.

Le Terre-Neuve

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Le Terre-Neuve n'est pas à proprement parler un « Montagnard »; cependant, par son aspect général, sa taille, sa fourrure il appartient au groupe des Molosses.

Ses origines sont mal définies. Selon les uns, il pourrait être le produit d'un croise-ment entre le Chien du Labrador et une race canine venue de Norvège; selon d'autres, un chien de type montagnard évolué sur place. Quand les premiers colons anglais s'installèrent à Terre-Neuve vers 1622, il n'existait pas de chiens de ce type; l'apparition du Terre-Neuve est donc postérieure à cette date.

Les terre-neuvas de Saint-Malo rencontraient et rapportaient de leurs voyages des chiens de même type, mais sensiblement plus petits que ceux que nous connaissons aujourd'hui. Il est fort possible que l'élevage sur le continent ait modifié la stature de cette race. Cet élevage est d'ailleurs assez difficile.

Le Terre-Neuve, assez rare en France, est plus répandu en Belgique, en Hollande, en Suisse. Son caractère aimable lui valut un moment de célébrité, qui fut, il est vrai, d'assez courte durée.

C'est un chien impressionnant par sa force et sa grande activité et un nageur intrépide. La tête est large et massive, le crâne plat, le museau court, plutôt carré, et le stop peu accusé; les yeux sont petits, bien enfoncés et de couleur brune, les conjonctives non apparentes; le corps a une ossature massive, quoique sans lourdeur ; le dos est large et fort, pas ensellé, musclé, les aplombs corrects, les membres posté- rieurs sans ergots; la robe est d'un noir jais, avec parfois un reflet bronzé; le poil plat et dur, de texture riche et de nature légèrement huileuse, ne forme pas de franges, mais est plus long à la collerette, aux cuisses et à la queue, plus fin et plus court sur le nez; la démarche du Terre-Neuve est un peu déhanchée, sans que les membres soient affectés dans leurs mouvements.

Le Terre-Neuve a connu une variété pie qui n'est pas officiellement acceptée.

 

Les chiens sauveteurs en montagne

27 juin, 2016

La montagne, ce havre de paix qui permet de sentir libre, de randonner face à des paysages merveilleux reste néanmoins un endroit dangereux que ce soit en été avec les risques d’éboulement, de chaleurs mais aussi en hiver du fait des risques d’avalanche. Chaque hiver, on entend au journal télévisé que des randonneurs sont morts emportés par une avalanche ou que d’autres qui ont eu plus de chances, ont été sauvés par les chiens d’avalanche.

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Les chiens de montagne spécialisés dans le secourisme

Le courage et l’efficacité de ces chiens n’est plus approuvés et sans eux, les guides de montage ne pourraient pas être aussi efficaces dans leurs recherches surtout en cas d’urgence. Ils sont capables de retrouver en moins de cinq minutes des randonneurs ou skieurs ensevelies. Et cela en ratissant de larges zones, chose qu’un homme n’est pas en mesure de faire aussi rapidement.

Leur rôle est stratégique du fait qu’une personne ensevelie ne survivra pas longtemps sous la neige donc intervenir urgemment est une nécessité.

Les races de chien utilisées en montage

Systématiquement quand on parle de la montage, on pense tout de suite au Saint Bernard mais en fait, on fait erreur puisque le Saint Bernard est un chien qui rencontre de grandes difficultés dans les périodes hivernales du fait de son poids mais aussi de la longueur de ses poils. En effet, la neige va venir se coller à son pelage ce qui va considérablement le ralentir dans ses recherches et comme évoqué ci-dessus, il est vital que les recherches se fassent le plus rapidement possible.


Les chiens les mieux adaptés à ces conditions extrêmes sont en fait les bergers allemands car ils résistent facilement au froid et ont des coussinets adaptés à la neige et le berger belge est également apte à réaliser ce type de missions de sauvetage.

Ce sont donc des chiens très résistants, en parfaite santé et bien équilibrés qui seront sélectionnés pour effectuer les missions.

Comment dresser un chien à sauver des vies ?

Comment vous vous en doutez cela n’est pas inné pour un chien de sauver des gens ensevelis sous la neige bien que les chiens soit naturellement doués. Cela demande un apprentissage quotidien qui selon les capacités du chien mettre entre 1 an et 2 an pour être totalement opérationnel.

De nombreux exercices sont pratiqués durant cette période afin d’habituer le chien à repérer les odeurs des hommes.

On va également leur apprendre à voyager en hélicoptère, à ne pas avoir peur de l’altitude ou des descentes en rappel.
Petit à petit, un climat de sérénité et de confiance va s’instaurer entre le maître et son chien ce qui va leur permettre d’être complémentaire et de trouver les randonneurs ou skieurs de façon efficace et rapide.

TROUSSE DE SECOURS

26 juin, 2016

La pratique de la montagne expose principalement aux traumatismes qui selon la gravité, peuvent être traités sur palce ou imposent une évacuation. Il est donc souhaitable que chaque randonneur emporte une trousse de secours simple pour traiter les incidents et redonner de l'autonommie au groupe.
Il est très important de savoir ce qu'il y a dans votre trousse de secours et surtout de savoir y utiliser
Les affections courantes, comme les états fébriles, les inflammations, les troubles digestifs s'accompagnent d'une telle baisse de la condition physique que la poursuite de la course sera compromise. Dans ces conditions, il est préférable de rebrousser chemin.

La trousse de secours doit répondre en priorité à la traumatologie : plaies, brûlures, contusions, coups, provoqués par des chutes de pierres, ou simple chute.

Les produits de soins externes seront les plus utilisés. Malgré leurs volumes, il est indispensable de les emporter en petite quantité. Compte tenu des impératifs de poids et d'encombrements, le contenu de la trousse de secours du randonneur reste très limité.

Trousse de secours d'une journée :

- Une couverture de survie
- Des compresses stériles
- Une bande de contension
- Une bande adhésive extensible
- Une pochette de sutures adhésives
- Des pansements individuels
- Des pansements hydrocolloïdes (protection des ampoules)
- Une crème antiseptique et cicatrisante
- Une pince à épiler
- Du collyre en monodose
- Une aiguille et un briquet et des petits ciseaux
- De l'arnica
- Une pommade contre les piqûres d'insectes
- Un pansement compressif d'urgence (CHU)
- Un rouleau de strappal
- Aspirine ou Paracétamol (à croquer)
- Un sifflet et un crayon
- Un aspi-venin (selon la période)

Il est conseillé d'entreposer la trousse dans un endroit à l'abri de la chaleur et de la lumière et de veiller à ce que cette trousse ne soit pas à la portée des enfants.

LA DESHYDRATATION

26 juin, 2016

Heureusement en montagne, l'eau est presque toujours présente mais souvent, hélas sous forme de neige, de glace, ou traversant un alpage. Il faudra donc recourir à un réchaud, une bougie, cas extrême la simple chaleur du corps, et des pastilles pour faire fondre et purifier ce breuvage.
Boire en montagne est un geste très important, l'hydratation est votre carburant en montagne
Si l'on utilise la chaleur du corps, mettre des petites quantités de neige dans un récipient (gourde, sac plastique) et les placer sous les vêtements.

A l'arrêt, si le soleil est présent, on peut également faire fondre la neige sur une toile plastique ou tout tissus déperlant de couleur sombre ou récupérer l'eau de ruissellement.

On peut dire que, se trouvant dans des conditions difficiles, il faut avant tout savoir analyser la situation en fonction de l'état de fatigue des randonneurs, de l'éloignement, des moyens matériels, des secours éventuels, et des conditions atmosphériques, ceci pour décider soit de rester sur place en s'organisant en conséquence, soit de continuer la progression en prenant toutes les précautions.
Dans la plupart des cas, les situations de survie doivent être évitées par un entraînement adapté, une bonne connaissance de soi-même et de l'environnement, respect de l'horaire.

Anticiper, prévoir, être prudent ne changera pas votre plaisir d'être en montagne et de vous exprimer. Pourtant, il ne vaut mieux pas chercher à battre des records dans un premier temps, garder une bonne dose d'humilité qui vous permettra d'avoir une marge de sécurité suffisante en toutes occasions.

LA FOUDRE EN MONTAGNE

26 juin, 2016

L'orage est généralement précédé par des rafales de vent avec des courants ascendants très forts. Il est associé à des averses de fortes pluies, de neige ou de grêle ainsi que d'un refroidissement. Ces turbulences créées par le "cumulonimbus", peuvent être percues à plus de 20 km.


La foudre, danger ultime de l'orage, l'idéal avant de partir en montagne, c'est de se renseigner sur le météo.


Quelques conseils pour éviter la grillade :

Eloignez-vous des crêtes et des sommets d'au moins une trentaine de mètres en contrebas.

Evitez de vous mettre sous un petit surplomb, dans une grotte installez-vous le plus loin possible de l'entrée.

Dès que l'on sent des picotements caractéristiques "d'abeilles", Il faut se tenir accroupi, jambes serrées.

A l'arrêt isolez-vous du sol par tous les moyens possibles : corde sèche lovée, objets en plastiques, vêtements secs. il faut s'asseoir dessus en se regroupant, genoux contre la poitrine en courbant la tête. Faîtes en sorte que ni les mains, ni les pieds, ni même une corde mouillée ne soient en contact avec le sol.

 

Si les conditions ne sont pas remplies, il est préférable de se coucher.

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