Les chiens sauveteurs en montagne

27 juin, 2016

La montagne, ce havre de paix qui permet de sentir libre, de randonner face à des paysages merveilleux reste néanmoins un endroit dangereux que ce soit en été avec les risques d’éboulement, de chaleurs mais aussi en hiver du fait des risques d’avalanche. Chaque hiver, on entend au journal télévisé que des randonneurs sont morts emportés par une avalanche ou que d’autres qui ont eu plus de chances, ont été sauvés par les chiens d’avalanche.

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Les chiens de montagne spécialisés dans le secourisme

Le courage et l’efficacité de ces chiens n’est plus approuvés et sans eux, les guides de montage ne pourraient pas être aussi efficaces dans leurs recherches surtout en cas d’urgence. Ils sont capables de retrouver en moins de cinq minutes des randonneurs ou skieurs ensevelies. Et cela en ratissant de larges zones, chose qu’un homme n’est pas en mesure de faire aussi rapidement.

Leur rôle est stratégique du fait qu’une personne ensevelie ne survivra pas longtemps sous la neige donc intervenir urgemment est une nécessité.

Les races de chien utilisées en montage

Systématiquement quand on parle de la montage, on pense tout de suite au Saint Bernard mais en fait, on fait erreur puisque le Saint Bernard est un chien qui rencontre de grandes difficultés dans les périodes hivernales du fait de son poids mais aussi de la longueur de ses poils. En effet, la neige va venir se coller à son pelage ce qui va considérablement le ralentir dans ses recherches et comme évoqué ci-dessus, il est vital que les recherches se fassent le plus rapidement possible.


Les chiens les mieux adaptés à ces conditions extrêmes sont en fait les bergers allemands car ils résistent facilement au froid et ont des coussinets adaptés à la neige et le berger belge est également apte à réaliser ce type de missions de sauvetage.

Ce sont donc des chiens très résistants, en parfaite santé et bien équilibrés qui seront sélectionnés pour effectuer les missions.

Comment dresser un chien à sauver des vies ?

Comment vous vous en doutez cela n’est pas inné pour un chien de sauver des gens ensevelis sous la neige bien que les chiens soit naturellement doués. Cela demande un apprentissage quotidien qui selon les capacités du chien mettre entre 1 an et 2 an pour être totalement opérationnel.

De nombreux exercices sont pratiqués durant cette période afin d’habituer le chien à repérer les odeurs des hommes.

On va également leur apprendre à voyager en hélicoptère, à ne pas avoir peur de l’altitude ou des descentes en rappel.
Petit à petit, un climat de sérénité et de confiance va s’instaurer entre le maître et son chien ce qui va leur permettre d’être complémentaire et de trouver les randonneurs ou skieurs de façon efficace et rapide.

TROUSSE DE SECOURS

26 juin, 2016

La pratique de la montagne expose principalement aux traumatismes qui selon la gravité, peuvent être traités sur palce ou imposent une évacuation. Il est donc souhaitable que chaque randonneur emporte une trousse de secours simple pour traiter les incidents et redonner de l'autonommie au groupe.
Il est très important de savoir ce qu'il y a dans votre trousse de secours et surtout de savoir y utiliser
Les affections courantes, comme les états fébriles, les inflammations, les troubles digestifs s'accompagnent d'une telle baisse de la condition physique que la poursuite de la course sera compromise. Dans ces conditions, il est préférable de rebrousser chemin.

La trousse de secours doit répondre en priorité à la traumatologie : plaies, brûlures, contusions, coups, provoqués par des chutes de pierres, ou simple chute.

Les produits de soins externes seront les plus utilisés. Malgré leurs volumes, il est indispensable de les emporter en petite quantité. Compte tenu des impératifs de poids et d'encombrements, le contenu de la trousse de secours du randonneur reste très limité.

Trousse de secours d'une journée :

- Une couverture de survie
- Des compresses stériles
- Une bande de contension
- Une bande adhésive extensible
- Une pochette de sutures adhésives
- Des pansements individuels
- Des pansements hydrocolloïdes (protection des ampoules)
- Une crème antiseptique et cicatrisante
- Une pince à épiler
- Du collyre en monodose
- Une aiguille et un briquet et des petits ciseaux
- De l'arnica
- Une pommade contre les piqûres d'insectes
- Un pansement compressif d'urgence (CHU)
- Un rouleau de strappal
- Aspirine ou Paracétamol (à croquer)
- Un sifflet et un crayon
- Un aspi-venin (selon la période)

Il est conseillé d'entreposer la trousse dans un endroit à l'abri de la chaleur et de la lumière et de veiller à ce que cette trousse ne soit pas à la portée des enfants.

LA DESHYDRATATION

26 juin, 2016

Heureusement en montagne, l'eau est presque toujours présente mais souvent, hélas sous forme de neige, de glace, ou traversant un alpage. Il faudra donc recourir à un réchaud, une bougie, cas extrême la simple chaleur du corps, et des pastilles pour faire fondre et purifier ce breuvage.
Boire en montagne est un geste très important, l'hydratation est votre carburant en montagne
Si l'on utilise la chaleur du corps, mettre des petites quantités de neige dans un récipient (gourde, sac plastique) et les placer sous les vêtements.

A l'arrêt, si le soleil est présent, on peut également faire fondre la neige sur une toile plastique ou tout tissus déperlant de couleur sombre ou récupérer l'eau de ruissellement.

On peut dire que, se trouvant dans des conditions difficiles, il faut avant tout savoir analyser la situation en fonction de l'état de fatigue des randonneurs, de l'éloignement, des moyens matériels, des secours éventuels, et des conditions atmosphériques, ceci pour décider soit de rester sur place en s'organisant en conséquence, soit de continuer la progression en prenant toutes les précautions.
Dans la plupart des cas, les situations de survie doivent être évitées par un entraînement adapté, une bonne connaissance de soi-même et de l'environnement, respect de l'horaire.

Anticiper, prévoir, être prudent ne changera pas votre plaisir d'être en montagne et de vous exprimer. Pourtant, il ne vaut mieux pas chercher à battre des records dans un premier temps, garder une bonne dose d'humilité qui vous permettra d'avoir une marge de sécurité suffisante en toutes occasions.

LA FOUDRE EN MONTAGNE

26 juin, 2016

L'orage est généralement précédé par des rafales de vent avec des courants ascendants très forts. Il est associé à des averses de fortes pluies, de neige ou de grêle ainsi que d'un refroidissement. Ces turbulences créées par le "cumulonimbus", peuvent être percues à plus de 20 km.


La foudre, danger ultime de l'orage, l'idéal avant de partir en montagne, c'est de se renseigner sur le météo.


Quelques conseils pour éviter la grillade :

Eloignez-vous des crêtes et des sommets d'au moins une trentaine de mètres en contrebas.

Evitez de vous mettre sous un petit surplomb, dans une grotte installez-vous le plus loin possible de l'entrée.

Dès que l'on sent des picotements caractéristiques "d'abeilles", Il faut se tenir accroupi, jambes serrées.

A l'arrêt isolez-vous du sol par tous les moyens possibles : corde sèche lovée, objets en plastiques, vêtements secs. il faut s'asseoir dessus en se regroupant, genoux contre la poitrine en courbant la tête. Faîtes en sorte que ni les mains, ni les pieds, ni même une corde mouillée ne soient en contact avec le sol.

 

Si les conditions ne sont pas remplies, il est préférable de se coucher.

LE FROID EN MONTAGNE

26 juin, 2016

En cas d'arrêt prolongé, s'isoler du froid et de l'humidité doit être le premier objectif. Le carré de mousse (dos du sac) améliore le confort. Un sac à dos double hauteur peut assurer la protection des jambes au meme titre qu'une couverture de survie. il faut penser que la position assise entraîne un refroidissement permanent du bas du corps.
Les conseils d'un accompagnateur en montagne pour vous protéger du froid en montagne


Les symptômes caractéristiques de l'hypothermie sont :

- la difficulté et l'absence de volonté pour se déplacer
- une fatigue qui paraît insurmontable

Comment se protéger ? :


L'influence du vent est primordiale. Par grand froid, sans vent, l'air situé entre les vêtements et le corps est réchauffé par celui-ci et il s'installe donc une mince enveloppe qui l'isole de l'air froid ambiant.
Mais s'il y a du vent, cette couche protectrice est "soufflée" et la peau est alors directement exposée au froid.

Cette explication très shématique permet de mieux comprendre que les effets du froid peuvent varier considérablement selon la vitesse du vent, même si la température enregistrée ne change pas.

Dans la neige, la meilleure protection reste l'abri enfoui sous la neige. Grâce à ce matériau isotherme, il est aisé de construire avec un matériel minimum (petite pelle à neige, gamelle) un abris en 45 min minimum (selon le nombre de personnes et la taille).

Dans tous les cas, la règle essentielle est d'éviter de se mouiller et de garder des vêtements secs.

3 petits carrés d'allume-barbecue et une petite boîte d'allumettes, ne pèsent rien et pourront avoir leur utilité pour faire un petit feu en cas d'arrêt prolongé dans la neige...

Pensez à ce vieux dicton "Couvre toi la tête, tu auras chaud aux pieds", car c'est par la tête que la plus grosse chaleur corporelle s'échappe....

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